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Le bagne des Îles du Salut (Royale, Saint-Joseph, Diable)

L'île Royale

Lucile Quézédé (association AGAMIS)

Vue de l'île Royale

Source : Lucile Quézédé

L’île Royale est le lieu d’internement des condamnés les plus dangereux et les plus “célèbres” car les Îles du Salut présentent de grandes difficultés d’évasion. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, cette île accueille aussi les plus malades. Il s’agit en effet de l’établissement hospitalier le plus sain, grâce au climat favorable des Îles du Salut. C’est également sur Royale que se trouve la meilleure infrastructure des îles : port aménagé (avec phare), logement des bagnards et du personnel de surveillance, bâtiments administratifs, chapelle, couvent des sœurs de Saint-Paul de Chartres, cimetière. Durant les premières années, on y accueillait les transportés à leur arrivée le temps de les acclimater et de les disperser dans les autres camps. Avec le navire convoyeur Martinière, à plus faible tirant d’eau, les forçats seront accueillis à Saint-Laurent du Maroni.

L’Administration Pénitentiaire a essayé de spécialiser les îles en fonction de leur contexte et, dans le cadre du rachat des fautes par le travail et du développement du site, on trouvait sur l’île Royale : un atelier d’outillage qui fournissait l’ensemble du bagne, des chantiers de construction et de réparation navales, la fabrication de vêtements pour toute la transportation, une boulangerie, une porcherie et un abattoir, des zones de culture.

Port de l'île Royale

Source : Léon Collin

Le premier débarcadère a été établi au milieu du XIXe siècle.

Jetée

Source : Lucile Quézédé

Le port et la jetée firent l’objet de multiples travaux et différents magasins furent construits à proximité de l’embarcadère. Le grand hangar à charbon de la marine et la douane ont aujourd’hui disparu.

Engin de levage

Source : Lucile Quézédé

Bâtiment du port

Source : Lucile Quézédé

Bâtiment du port

Source : Lucile Quézédé

Magasin du port

Source : Lucile Quézédé

Le magasin du port, construit au milieu du XIXe siècle, s’est vu ajouter un étage au début du XXe siècle. Lors de la restauration du bâtiment en 2000, il lui a été redonné son premier aspect en enlevant cet étage. Il s’agit d’un bon exemple de l'architecture coloniale de la fin du XIXe siècle. Il a été construit en pierres de latérite taillées et en briques avec un remplissage en moellons de basalte en partie enduits.

Escalier d'accès vers la maison du gestionnaire

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle

Source : Lucile Quézédé

Citadelle

Source : Lucile Quézédé

Le quartier militaire est situé sur le point le plus élevé de l’île et jouxte la mare. Il domine la gorge, le plateau et l’ensemble de la rade, et bénéficie donc d’une position stratégique de premier ordre.

En mai 1854, le secteur est structuré et entouré d’un mur d’enceinte en blocs de latérite taillés. Il s’agissait au départ d’un camp composé de constructions en bois : deux bâtiments principaux orientés nord/sud et six cases perpendiculaires plus petites.

Citadelle

Source : Lucile Quézédé

Vers 1860, un mur de sûreté est commencé pour diviser l’île en deux, le personnel libre au sud et les condamnés au nord, mais il ne sera jamais achevé.

Mur de soutènement de la citadelle

Source : Lucile Quézédé

Mare

Source : Lucile Quézédé

La “mare au caïman” a été aménagée en 1853 pour accueillir l’eau de pluie et par la même occasion extraire des pierres pour les constructions. A cet endroit existait déjà un "lac", visible sur un plan de 1852. Cette eau était utilisée comme eau de lavage. La mare peut contenir jusqu'à cinq mille mètres cubes d'eau, mais est rarement pleine. Pour la consommation, l’eau de pluie était recueillie par les toitures.

Mare

Source : Lucile Quézédé

Mare

Source : Lucile Quézédé

Mare

Source : Lucile Quézédé

Mare

Source : Lucile Quézédé

Auberge

Source : Lucile Quézédé

L’auberge-restaurant actuelle se trouve dans l’ancienne caserne, construite en 1895 et 1898 pour remplacer la demi-douzaine de bâtiments en bois qui occupait la citadelle jusque-là. La caserne était accompagnée d’un certain nombre de dépendances et d’une poudrière.

Au rez-de-chaussée se trouvait le mess des officiers et des surveillants et à l’étage logeaient les surveillants célibataires.

Auberge

Source : Lucile Quézédé

Auberge

Source : Lucile Quézédé

Maison du directeur

Source : Lucile Quézédé

La maison du directeur du bagne des Îles du Salut date de 1854 et a été réalisée en maçonnerie de blocs de latérite. Au rez-de-chaussée, il y avait quatre grandes pièces et au premier étage des chambres pour le commandant du pénitencier et les hauts fonctionnaires de passage. La cuisine, la salle de bain et les toilettes se trouvaient dans une annexe, ainsi qu’une pièce supplémentaire, peut-être une chambre. Le long bâtiment de plain-pied situé à l’arrière abritait les bureaux du commandant. La maison du directeur du bagne des Îles du Salut est conçue comme une importante villa créole traditionnelle, orientée aux vents dominants, percée de larges ouvertures sur ses quatre faces et coiffée d’une toiture à larges débords formant une galerie au rez-de-chaussée afin d’abriter du soleil et de la pluie. En 1895 a été ajoutée une galerie périphérique sur trois des faces de la maison, puis par la suite une marquise en façade sud, sur le balcon.

Cette maison a été restaurée en 1995 et aménagée en musée consacré à l’histoire du site.

Maison du directeur

Source : Lucile Quézédé

Maison du directeur

Source : Lucile Quézédé

Bureau du directeur

Source : Lucile Quézédé

Maison du directeur

Source : Lucile Quézédé

Cave de la maison du directeur

Source : Lucile Quézédé

Maison du gestionnaire

Source : Lucile Quézédé

A l’ouest de la maison du commandant se trouvait la maison du  chef de camp, puis du gestionnaire.

Il s’agit d’une maison de plan traditionnel avec une partie faisant office de bureau et une autre partie plus grande divisée en quatre pièces pour le logement. Ce bâtiment a probablement été reconstruit vers 1900, sur le même modèle que les autres logements de fonctionnaires.

Il sert aujourd’hui de logements.

Maison du gestionnaire

Source : Lucile Quézédé

Maison du gestionnaire

Source : Lucile Quézédé

Ancien emplacement du bureau du gestionnaire et du magasin des cultures

Source : Lucile Quézédé

Ancien emplacement du bureau du gestionnaire et du magasin des cultures

Source : Lucile Quézédé

Quartier des surveillants

Source : Lucile Quézédé

A partir de 1875 les surveillants sont autorisés à venir vivre en Guyane avec leur famille. Le quartier qui leur est alloué assure la transition entre le quartier des fonctionnaires et le quartier pénitentiaire. En 1895, les bâtiments existants sont réputés “pourris et à refaire” et sont donc reconstruits vers 1900. Le quartier va alors se composer de huit bâtiments, avec chacun deux unités d’habitation mitoyennes. Les logements étaient divisés en deux pièces avec une galerie circulaire fermée. Ils étaient agrémentés d’un petit jardin et d’une annexe où se trouvaient cuisine et sanitaires.

Quartier des surveillants

Source : Lucile Quézédé

Maison individuelle de surveillant

Source : Lucile Quézédé

Ancien potager d'une maison individuelle de surveillant

Source : Lucile Quézédé

Ancienne annexe cuisine-sanitaire du quartier des surveillants

Source : Lucile Quézédé

Terrasse d'une maison individuelle de surveillant

Source : Lucile Quézédé

Logement du commandant adjoint

Source : Lucile Quézédé

Le logement du commandant adjoint est le premier bâtiment sur la gauche en venant de l’auberge et en allant vers la chapelle. Il comportait également un espace de logement pour les personnes de passage.

Il héberge aujourd'hui le comité d'entreprise du Centre national d'études spatiales (CNES).

Ecole

Source : Lucile Quézédé

La maison du chef de centre et de l'institutrice date de la fin du XIXe siècle. Il s’agit du seul édifice de l'île Royale qui associe des structures métalliques avec des remplissages en briques.

Il abritait à l'origine deux logements en duplex, celui de l’institutrice et celui du chef de centre. Au rez-de-chaussée se trouvait l’école pour les enfants du personnel libre.

Il appartient aujourd'hui à la direction des phares et balises.

Presbytère

Source : Lucile Quézédé

Dès 1852 et jusqu’en 1887, les pères jésuites puis les pères du Saint-Esprit accompagnent les bagnards. L'aumônier avait son logement près de la chapelle. Ce bâtiment devient le logement du médecin chef après le départ de la congrégation des pères du Saint-Esprit, en 1887. A partir de 1925, les pères Spiritains reviennent sur l'île Royale pour officier tous les six mois, et réutilisent le presbytère à ces occasions.

Presbytère

Source : Lucile Quézédé

De forme rectangulaire cet édifice à deux niveaux est, comme les bâtiments voisins, construit dans un enclos fermé par des grilles. La façade postérieure donne sur les terrasses qui surplombent la rade. Conçu comme une maison créole avec de vastes galeries et des pièces largement ventilées par de grandes ouvertures placées en vis-à-vis, cet ensemble possédait des annexes sanitaires et de dépôt à l'extérieur.

Chapelle

Source : Lucile Quézédé

La chapelle de l’île Royale est, avec la citadelle et la mare, un édifice majeur de la toute première période d’installation du bagne. Il s’agit d’un projet de l’ingénieur colonial Leboucher, daté de 1854. Elle a été inaugurée en 1855 et conserve ses dispositions d’origine, peu modifiées lors de la campagne de travaux de 1894 sur le pignon nord et le clocher.

Chapelle

Source : Lucile Quézédé

Le parti pris architectural est typique des églises guyanaises de la deuxième moitié du XIXe siècle et se retrouve à Saint-Laurent-du-Maroni ou Iracoubo : le bâtiment rectangulaire, de 30 mètres sur 15 et orienté nord-sud, est composé d’un chœur à chevet plat et d’une nef flanquée de deux collatéraux à six travées. La travée d’extrémité est surmontée d'une tribune en bois et d’un clocher carré en charpente. Un porche porté par deux piliers précède la nef.

Chapelle

Source : Lucile Quézédé

L’originalité réside dans les matériaux utilisés et leur mise en œuvre. Les façades latérales sont construites sur un soubassement et piliers en latérite. Le remplissage entre les piliers est constitué de briques jointives qui alternent avec des parois en lames ventilantes et des claustras en brique. A l’intérieur, le plafond est en lambris peint. Le pignon et le clocher sont en planches. La toiture, refaite en 1984, est en tôle.

Tribune de la chapelle

Source : Lucile Quézédé

Le décor peint intérieur est quant à lui nettement postérieur à la construction de l'édifice. Il a été réalisé entre 1938 et 1940 par le bagnard Francis Lagrange (1900-1964), dit Flag. Celui-ci fut condamné en 1928 comme récidiviste, après neuf condamnations pour trafic de faux tableaux et escroquerie, à quatre ans de prison puis à la relégation à Saint-Jean-du-Maroni, où il arrive en 1931. Il s’en évada deux fois et fabriqua à ces occasions des faux billets, mais il fut repris et condamné à dix ans de travaux forcés dont deux ans de réclusion sur l’île Saint-Joseph. Après sa période de réclusion, Francis Lagrange fut incarcéré sur l’île Royale où il mit à profit ses talents de peintre pour échapper aux corvées les plus dures.

Tribune de la chapelle (détail)

Source : Lucile Quézédé

Tribune de la chapelle (détail)

Source : Lucile Quézédé

Annonciation et Nativité

Source : Lucile Quézédé

L’iconographie comprend une Annonciation et une Nativité dans le chœur, une Vierge à l’Enfant et une Vierge de Pitié sur les murs sud des bas-côtés, des scènes de l’Evangile peintes dans un camaïeu de bleu sur le mur nord de la nef. Sur la tribune on pouvait voir, de part et d’autre d’un Christ en croix, une série de personnages, parmi lesquels on reconnaissait un bagnard, un soldat, un marin, une femme et son enfant.

Nativité

Source : Lucile Quézédé

Annonciation

Source : Lucile Quézédé

Vierge à l'enfant

Source : Lucile Quézédé

La religion devait servir de repentance et la messe, pratiquée par les Jésuites puis par la congrégation des pères du Saint-Esprit à partir de 1874, est obligatoire jusqu’en 1887, date à laquelle les prêtres Spiritains quittent l’île : l'idée du rachat des fautes par le labeur et le repentir est en effet abandonnée au profit des punitions et châtiments. Les prêtres reviennent à partir de 1925 pour célébrer un office tous les six mois.

Décor de l'autel

Source : Lucile Quézédé

Décor de l'autel

Source : Lucile Quézédé

Vierge de pitié

Source : Lucile Quézédé

Abandonnée après la suppression du bagne en 1946, la chapelle de l’île Royale s’est trouvée dégradée par les pillages et les conditions climatiques. Elle a connu plusieurs campagnes de restauration, notamment dans les années 1990 et les années 2000.

La chapelle est classée au titre des Monuments Historiques depuis le 5 décembre 1979 (modifié le 27 juin 2000).

Fresque

Source : Lucile Quézédé

Evangile

Source : Lucile Quézédé

Evangile

Source : Lucile Quézédé

Evangile

Source : Lucile Quézédé

Maison des soeurs

Source : Lucile Quézédé

Dès 1727, les religieuses de l’ordre de Saint-Paul-de-Chartres (ordre créée au XVIIe siècle) furent chargées du bon fonctionnement des hôpitaux à la demande de Louis XV.

Elles furent présentes sur l’île Royale de 1852 jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

La maison des soeurs, aujourd’hui en ruines, s’élèvait sur le rebord d’un plateau entaillé à cet effet et dominant la rade. Un système de terrasses sur lesquelles se pratiquaient la culture vivrière et l’élevage descendait jusqu’à l’océan. Le bâtiment a été construit entre 1854 et 1859 et remanié postérieurement. Il est constitué de blocs de latérite jadis recouverts d’un enduit rose et était orné d’un décor peint géométrique. De forme rectangulaire, il comportait 3 niveaux : un étage dédié au rangement, un étage où vivait la communauté et un étage affecté aux chambres des religieuses. On y accédait, du côté sud, par un escalier monumental encore en place. Du côté de la plateforme se développait un jardin d’agréments.

Maison des soeurs

Source : Lucile Quézédé

Les sœurs de l'ordre de Saint-Paul-de-Chartres avaient été affectées au bagne en qualité d'infirmières, à l'hôpital des hommes libres et à celui des transportés. En 1905, des « bagnards infirmiers » remplacèrent les sœurs.

La maison des sœurs servait également d’hôpital et de maternité aux femmes des surveillants.

Maison des soeurs

Source : Lucile Quézédé

Maison des soeurs

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Mentionné dès 1852, le cimetière, face au taux de mortalité très important, fut rapidement réservé aux mineurs. Parmi les enfants figure une seule adulte, Mme Echard, qui fut enterrée auprès de ses deux enfants en 1938. Il comporte aujourd’hui 47 tombes.

Le personnel libre fut enterré sur l’île Saint-Joseph. Les bagnards étaient quant à eux immergés au large de l’île Royale.

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Cimetière des enfants

Source : Lucile Quézédé

Entrepôt de pétrole pour le phare

Source : Lucile Quézédé

Pont

Source : Lucile Quézédé

Pont

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle (détail)

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle (détail)

Source : Lucile Quézédé

Chemin d'accès vers la citadelle

Source : Lucile Quézédé

Vue de la façade du camp de transportés et du phare et de l'hôpital

Source : Archives nationales d'outre-mer

L’hôpital du personnel libre a été édifié en 1863-1864, et possédait son équivalent pour les bagnards, aujourd’hui détruit. Construit en pierre de latérite avec remplissage de briques, c’était un élégant bâtiment aux proportions harmonieuses, dont les sanitaires étaient relégués à l’extérieur dans une tour greffée à la façade postérieure. Sur la façade antérieure, une glacière métallique fut ajoutée en 1937. A l’intérieur subsistent, dans ce qui fut la pharmacie et le cabinet médical, quelques dessins.

L’hôpital du personnel libre est classé au titre des monuments historiques depuis le 5 août 1980 (modifié le 27 juin 2000).

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital (intérieur)

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital (fresque)

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital

Source : Lucile Quézédé

Hôpital (machine à glace)

Source : Lucile Quézédé

Hôpital et phare

Source : Lucile Quézédé

Annexe hôpital

Source : Lucile Quézédé

Phare

Source : Lucile Quézédé

Dès le début du bagne est signalé, à l’est de l’église, un « feu de bateau à vapeur au sommet d’une tourelle de bois de 4m de hauteur ». En 1863, la construction de l’hôpital du personnel libre oblige le service des Travaux Publics à surélever cette tour.

Le phare actuel a été construit en 1934. Il fonctionnait à la vapeur de pétrole. La lentille Fresnel était actionnée par une machine à poids et cuve de mercure. En 1982, le phare est électrifié par un groupe électrogène et automatisé un an plus tard.

Phare (détail)

Source : Lucile Quézédé

Magasin général

Source : Lucile Quézédé

Dans la partie de l’île appelée la “gorge”, divers ateliers et magasins servant à développer l’île avaient été construits. Aujourd’hui seul le “magasin général”, construit en 1853, est encore en place (il sert de logement pour le Régiment du service militaire adapté et les pompiers).

Les bâtiments générant des nuisances avaient été installés à l’écart des établissements de la gorge, sur la partie est de l’île, près de la mer. De ces ateliers ne restent aujourd’hui que la boucherie (construite entre 1855 et 1860), la porcherie et l’atelier des travaux (construit en 1858, transformé ensuite en forge).

Magasin général

Source : Lucile Quézédé

Magasin général

Source : Lucile Quézédé

Boucherie

Source : Lucile Quézédé

Forge

Source : Lucile Quézédé

Forge

Source : Lucile Quézédé

Forge

Source : Lucile Quézédé

Porcherie

Source : Lucile Quézédé

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

Le bâtiment construit en 1853, sur le sommet de la colline de l’est, sert dans un premier temps de caserne pour les hommes de l’infanterie de marine. Il comprenait des prisons au rez-de-chaussée et des logements pour les officiers et pour la troupe aux premier et deuxième étages. En 1870 on lui ajoute une citerne au sud. Cette caserne est évacuée suite à une épidémie de fièvre.

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

En 1879, le bâtiment est dévolu aux aliénés : un plan en est dressé pour définir les transformations à apporter pour cette mutation. Les bâtiments sont agrandis en 1904 : 17 cellules sont ajoutées aux anciens cachots et on élève les murs d’enceinte.

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

Le bâtiment principal est de forme rectangulaire, au nord lui sont accolés des dépendances (des logements pour deux ménages). L’étage, aujourd’hui disparu, était accessible par deux escaliers symétriques qui se rejoignaient au milieu de la façade, où se trouvait l’entrée principale.

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

Les différents remaniements de ce bâtiment en font un témoin des modes de construction variés qui se succèdent aux XIXe et XXe siècles : la pierre de taille d’abord, les moellons grossièrement équarris, puis la brique et les enduits.

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

Des graffiti sont encore visibles aujourd’hui dans certaines cellules.

Asile d'aliénés

Source : Lucile Quézédé

Camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Le camp de la transportation a été construit à la fin du XIXe siècle pour remplacer les cases en bois qui le composaient depuis 1852. Elles sont en effet signalées “pourries et à refaire” dans un document de 1895. La destruction des cases en bois a dû entraîner la reconstruction des bâtiments en dur que nous connaissons. Le camp de la transportation se compose de deux dortoirs collectifs, munis de bat-flancs en bois jusqu’en 1929, puis de hamacs. Ils pouvaient accueillir chacun entre 200 et 220 bagnards pour la nuit. La proximité, la chaleur, les insectes et les maladies rendaient difficiles les conditions d’enfermement dans ces dortoirs.

Case des porte-clefs et poste de garde du camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Au nord se trouvait la case pour les dix à douze bagnards porte-clés, qui assistaient les surveillants, et un poste de garde. De l'autre côté de l'entrée se trouvaient les cuisines du quartier. Au fond de la cour se trouvent deux réservoirs couverts et, au milieu, un lavoir.

Cuisine du camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Camp de la transportation (entrée)

Source : Lucile Quézédé

Lavoir du camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Cour intérieure du camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Cour intérieure du camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Dortoir collectif du camp de la transportation

Source : Lucile Quézédé

Dortoir du 1er peloton avec sanitaires

Source : Lucile Quézédé

Citerne

Source : Lucile Quézédé

Citerne

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire

Source : Lucile Quézédé

Le décret du 4 septembre 1891 durcit le système pénitentiaire et impose de nouveaux locaux. Le quartier disciplinaire de l’île Royale a été construit suite à ce décret, entre 1892 et 1895, afin d’accueillir les bagnards les plus difficiles et les exécutions des condamnés à mort. Il remplace les deux corps de bâtiments qui servaient auparavant de prison.

Quartier disciplinaire

Source : Lucile Quézédé

Le quartier disciplinaire est composé de différentes parties qui se suivent : les bureaux et les logements des surveillants célibataires (aujourd’hui destinés au personnel de l’auberge), 34 cachots dits cellules noires (ne sont pas exposées à la lumière directe du jour), des cellules claires, deux dortoirs collectifs et des latrines. Les bâtiments s’organisent autour d’une cour au fond de laquelle se trouvent deux lavoirs. La guillotine était montée dans cette cour avant chaque exécution.

Quartier disciplinaire

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cour)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cour)

Source : Lucile Quézédé

Emplacement de la guillotine

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellules claires)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule claire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule claire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule claire)

Source : Lucile Quézédé

Dortoirs collectifs

Source : Lucile Quézédé

Dortoirs collectifs

Source : Lucile Quézédé

Lavoir du quartier disciplinaire

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule noire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule noire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule noire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule noire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule noire)

Source : Lucile Quézédé

Quartier disciplinaire (cellule noire)

Source : Lucile Quézédé

Logements des surveillants célibataires

Source : Lucile Quézédé

Transbordeur

Source : Lucile Quézédé

Construit en 1895, au moment de la présence d’Alfred Dreyfus sur l’île du Diable, il se situe à l’est de la piscine des bagnards, quai Legoff. Il reliait l’île Royale à l’île du Diable par un système de cable et permettait d’envoyer personnel, nourriture et matériel.

Île du Diable vue depuis le quai Le Goff (1945)

Source : Archives nationales d'outre-mer

Sémaphore

Source : Lucile Quézédé

Construit en 1893 pour communiquer avec le pénitencier des Roches à Kourou, le sémaphore se trouve à l’extrémité est du quartier militaire, au-delà du pont levis, au point altimétrique le plus élevé. Il a fonctionné à plein régime durant l’incarcération d’Alfred Dreyfus sur l’île du Diable, l’administration pénitentiaire devant transmettre des informations sur l’état du prisonnier quotidiennement. Une combinaison de cercles et de demi-cercles permettait de former les lettres de l’alphabet et de transmettre des messages. A Kourou, à la pointe des Roches, un gardien muni d’une longue vue et posté à l’actuelle Tour Dreyfus, notait les messages. La tour Dreyfus de Kourou était elle-même reliée au pénitencier de Cayenne par le télégraphe.

Sémaphore

Source : Lucile Quézédé

Le manipulateur se plaçait dans la petite pièce construite à cet effet, la case du veilleur stationnaire, et exécutait divers signaux sur une potence miniature, chaque mouvement et position étant transmis au mécanisme extérieur. Seuls, bien sûr, l’émetteur et le récepteur connaissaient les codes de transmission. Ce poste a été occupé par Guillaume Seznec pendant son incarcération sur les Îles du Salut.

Bâtiment situé près du sémaphore

Source : Lucile Quézédé

Tour Dreyfus

Source : Lucile Quézédé

Piscine des bagnards

Source : Lucile Quézédé

La piscine des bagnards a été aménagée en 1890 pour prémunir les bagnards de la houle et des requins, autrefois nombreux. Comme il y avait peu d’eau douce sur les îles, les bagnards étaient autorisés à s’y baigner.

Piscine des bagnards

Source : Lucile Quézédé

Piscine des bagnards

Source : www.delcampe.net

Débarcadère

Source : Lucile Quézédé

Ce débarcadère se situe face à l'île du Diable.

Débarcadère

Source : Lucile Quézédé

Escalier d'accès au débarcadère

Source : Lucile Quézédé

Escalier d'accès au débarcadère

Source : Lucile Quézédé