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Le camp de la transportation de Saint-Laurent-du-Maroni

Marie Bourdeau, Michel Pierre

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Saint-Laurent-du-Maroni, de la préservation d’une mémoire à sa mise en valeur

La commune de Saint-Laurent-du-Maroni, forte d’une population de 47 000 habitants aux origines multiculturelles, est située à l’ouest de la Guyane, sur la rive droite du Maroni, fleuve de 520 km de long entre la France et le Suriname qui marque une frontière administrative mais, depuis toujours, signifie liens, passages, échanges.

Ville centre de la Communauté des Communes de l’Ouest Guyanais, Saint-Laurent-du-Maroni est la capitale d’un territoire de près de 5 000 km2. Confrontée à une croissance de population obligeant à des besoins considérables en équipements (scolaires, de santé, culturels), la ville doit également préserver un patrimoine culturel et architectural important. Il s’y côtoie d’importants témoignages de l’époque coloniale, les vestiges d’une architecture pénitentiaire unique au monde et les apports des diverses populations qui l’habitent aujourd’hui. Ainsi se croisent et se mélangent les cultures amérindienne, créole, noir-marron également enrichies d’apports venus de France métropolitaine, d’Asie, des pays frontaliers (Suriname, Brésil) et du proche arc caribéen.

Fort de ce passé, Saint-Laurent-du-Maroni a obtenu le label de Ville d’Art et d’Histoire en 2007. Un label aujourd’hui prolongé par la création d’un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) ancré dans l’ancien Camp de la Transportation devenant le site symbolique d’une mémoire vivante et le lieu d’une ambition culturelle multiforme.

Marie Bourdeau et Michel Pierre sont les commissaires de l’exposition permanente du Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Saint-Laurent-du-Maroni.

Cette exposition est issue d'un article publié dans le volume n°11 de la revue Histoire pénitentiaire consacré au patrimoine et à l'architecture carcérale.

En complément de cette exposition, Criminocorpus propose également une exposition d'Isabelle Stetten sur les graffitis du camp de la transportation de Saint-Laurent du Maroni.

Le camp de la transportation de Saint-Laurent du Maroni se visite toute l'année.

Edition en ligne : Jean-Lucien Sanchez