Repères / Code civil / Livre premier / Titre IX / Chapitre I /

Section II

De l’assistance éducative

Texte du 4 juin 1970, valide depuis le 5 juin 1970

Version en vigueur au 5 juillet 1985

Article 375

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Texte du 4/6/1970, en application du 5/6/1970 au 6/1/1986

Si la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises, des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par justice à la requête des père et mère conjointement, ou de l’un d’eux, du gardien ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public. Le juge peut se saisir d’office à titre exceptionnel.

Elles peuvent être ordonnées en même temps pour plusieurs enfants relevant de la même autorité parentale.

Article 375-1

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Texte du 4/6/1970, en application depuis le 5/6/1970

Le juge des enfants est compétent, à charge d’appel, pour tout ce qui concerne l’assistance éducative.

Il doit toujours s’efforcer de recueillir l’adhésion de la famille à la mesure envisagée.

Article 375-2

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Texte du 4/6/1970, en application depuis le 5/6/1970

Chaque fois qu’il est possible, le mineur doit être maintenu dans son milieu actuel. Dans ce cas, le juge désigne, soit une personne qualifiée, soit un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert, en lui donnant mission d’apporter aide et conseil à la famille, afin de surmonter les difficultés matérielles ou morales qu’elle rencontre. Cette personne ou ce service est chargé de suivre le développement de l’enfant et d’en faire rapport au juge périodiquement.

Le juge peut aussi subordonner le maintien de l’enfant dans son milieu à des obligations particulières, telles que celle de fréquenter régulièrement un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé, ou d’exercer une activité professionnelle.

Article 375-3

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Texte du 4/6/1970, en application du 5/6/1970 au 22/7/1987

S’il est nécessaire de retirer l’enfant de son milieu actuel, le juge peut décider de le confier :

1° A celui des père et mère qui n’en avait pas la garde;

2° A un autre membre de la famille ou à un tiers digne de confiance;

3° A un service ou à un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé;

4° Au service départemental de l’aide sociale à l’enfance.

Toutefois, lorsqu’une requête en divorce a été présentée ou un jugement de divorce rendu entre les père et mère, ces mesures ne peuvent être prises que si un fait nouveau de nature à entraîner un danger pour le mineur s’est révélé postérieurement à la décision statuant sur la garde de l’enfant. Elles ne peuvent faire obstacle à la faculté qu’aura le tribunal de décider, par application de l’article 302, à qui l’enfant devra être confié. Les mêmes règles sont applicables à la séparation de corps.

Article 375-4

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Texte du 4/6/1970, en application du 5/6/1970 au 22/7/1987

Dans les cas spécifiés aux 1°, 2° et 3° de l’article précédent, le juge peut charger; soit une personne qualifiée, soit un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert d’apporter aide et conseil au gardien ainsi qu’à la famille, et de suivre le développement de l’enfant.

Dans tous les cas, le juge peut assortir la remise de l’enfant des mêmes modalités que sous l’article 375-2, deuxième alinéa. Il peut aussi décider qu’il lui sera rendu compte périodiquement de la situation de l’enfant.

Article 375-5

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Texte du 4/6/1970, en application depuis le 5/6/1970

A titre provisoire, mais à charge d’appel, le juge peut, pendant l’instance, soit ordonner la remise provisoire du mineur à un centre d’accueil ou d’observation, soit prendre l’une des mesures prévues aux articles 375-3 et 375-4.

En cas d’urgence, le procureur de la République du lieu où le mineur a été trouvé a le même pouvoir, à charge de saisir dans les huit jours le juge compétent, qui maintiendra, modifiera ou rapportera la mesure.

Article 375-6

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Texte du 4/6/1970, en application du 5/6/1970 au 22/7/1987

Les décisions prises en matière d’assistance éducative peuvent être, à tout moment, modifiées ou rapportées par le juge qui les a rendues soit d’office, soit à la requête des père et mère conjointement, ou de l’un d’eux, du gardien ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public.

Article 375-7

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Texte du 4/6/1970, en application du 5/6/1970 au 29/7/1998

Les père et mère dont l’enfant a donné lieu à une mesure d’assistance éducative, conservent sur lui leur autorité parentale et en exercent tous les attributs qui ne sont pas inconciliables avec l’application de la mesure. Ils ne peuvent émanciper l’enfant sans autorisation du juge des enfants, tant que la mesure d’assistance éducative reçoit application.

S’il a été nécessaire de placer l’enfant hors de chez ses parents, ceux-ci conservent un droit de correspondance et un droit de visite. Le juge en fixe les modalités et peut même, si l’intérêt de l’enfant l’exige, décider que l’exercice de ces droits, ou de l’un d’eux, sera provisoirement suspendu.

Article 375-8

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Texte du 4/6/1970, en application depuis le 5/6/1970

Les frais d’entretien et d’éducation de l’enfant qui a fait l’objet d’une mesure d’assistance éducative continuent d’incomber à ses père et mère ainsi qu’aux ascendants auxquels des aliments peuvent être réclamés, sauf la faculté pour le juge de les en décharger en tout ou en partie.