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Suspects, accusés, coupables

L’affaire. Lurs, 4 août 1952

Jean-Christophe Labadie

Notes

1.

AD AHP, 43 W 103, préfecture, cabinet, rapport du capitaine Albert, commandant la section de gendarmerie de Forcalquier, 6 août 1952.

2.

Parmi les ouvrages les plus récents, l’étude très documentée de Jean-Louis Vincent, Affaire Dominici. La contre-enquête, Paris, Vendémiaire, 2016, 667 p.

3.

Le téléfilm sur l’affaire Dominici avec Michel Serrault jouant Gaston Dominici et Michel Blanc jouant le commissaire Sébeille, diffusé sur TF1 en 2003 inaugura un cycle de « fictions du réel ». Il obtint la meilleure audience de l’année 2003 (23 % d’audience et 50,2 % de parts de marché),

4.

Marine M’Sili, « Presse et perception de la criminalité : le cas de Marseille de 1870 à 1971 », dans Benoît Garnot (dir.),Histoire et criminalité de l’Antiquité au xxe siècle, nouvelles approches, p. 106. Emmanuelle Loyer, qui étudie le cas de Violette Nozière, signale le développement depuis la Belle époque d’une « culture du crime » qui s’accompagne d’un développement du voyeurisme : la presse met en place un « storytelling », soit la mise en récit du crime (« Chair fraîche et linge sale », L’Histoire, n° 440, octobre 2017, p. 76 et 77).

5.

Jean-Claude Farcy, « L’historiographie de la criminalité en histoire contemporaine », dans B. Garnot, op. cit., p. 41. Alain Corbin, Le village des cannibales, Paris, Aubier, 1990.

6.

Frédéric Chavaud, Jacques-Guy Petit, Jean-Jacques Yvorel, Histoire de la justice, de la Révolution à nos jours, p. 8.

7.

Michelle Zancarini-Fournel, Christian Delacroix, La France du temps présent (1945-2005), Paris, Belin, 2010, p. 167 et 168 : il y aurait 10,5 millions de radios en 1958 alors que seulement 9 % des foyers possèdent une télévision, mais, comme le soulignent les auteurs, son audience ne se limitait pas au foyer car il y avait des pratiques d’écoutes collectives de la télévision.