Tableau d'occupation des cellules de la maison d'arrêt et de justice de Versailles
- Author(s)
- Administration de la prison de Versailles
- Publication year
- None
- Publication place
- Versailles
- Editor
- s.e.
- Number of pages
- 1
- Source
- ENAP/CRHCP
- Cote
- N° 14.342
- Scanned by
- Elsa Besson
- Observations
-
Ce tableau permet de visualiser l'occupation des cellules de la maison d'arrêt et de justice de Versailles : composé de 4 colonnes et 14 lignes, surmontant 3 colonnes (service général, punis de cellule, désencombrement) permettant de visualiser et de spatialiser les mouvements des détenus, leurs affectations dans les étages cellulaires et dans les espaces spécifiques (isolement, désencombrement). Dans chaque colonne, on note à quoi correspond les salles occupées au RDC, dans la première galerie, dans la deuxième galerie et dans la troisième galerie avec du papier coloré (vestiaire, atelier, préaux, lingerie). Ce tableau est monté dans un cadre en bois.
Il permet d'éclairer concrètement la gestion journalière des espaces cellulaires et des détenus. L'impératif de l'application de la loi du 5 juin 1875, imposant aux prisons départementales le système cellulaire, s'exprime à plein avec cet objet. La prison de Versailles fait partie des 38 prisons françaises qui peuvent se targuer, en 1900, d'appliquer la loi de 1875. Mieux, elle est cellulaire dès le milieu des années 1840, quelques 30 ans avant la politique pénitentiaire pro-cellulaire de la IIIe République : Louis-Mathurin Moreau-Christophe, inspecteur général des prisons dans les années 1830-1840 et fondateur de La Revue Pénitentiaire, consacre fréquemment quelques lignes dans sa publication pour informer de la bonne conformité de la prison de Versailles, destinée aux accusés, à la norme cellulaire, déjà préférée sous la Monarchie de Juillet. Il publie notamment un extrait de trois pages d’un rapport réalisé pour le ministre de l’Intérieur par un avocat de Chartres (Revue pénitentiaire et des institutions préventives, 2e livraison, 1846). Avant de laisser la parole au visiteur, Moreau-Christophe évoque le rôle de Frédéric-Auguste Demetz qui, en tant que membre du conseil général de Seine-et-Oise, a voté les fonds nécessaires à la construction de cette prison et qui aurait entrepris, à ses frais selon Moreau-Christophe, le voyage aux États-Unis pour y étudier les systèmes américains, précisément en vue de la construction de la prison de Versailles. Par l'instantané que propose cet objet, les problématiques de gestion de la détention sont matériellement visibles, permettant de saisir les différents régimes cellulaires au sein desquels les détenus sont répartis.Matériaux : bois contreplaqué et papier
Dimensions : hauteur : 90 cm ; largeur : 90 cm ; épaisseur : 1,8 cm (hors cadre)
Précisions des inscriptions : Colonne "Rez-de-chaussée" : au n° 10 "Préaux" et au n° 14 "Chambre de veille - Anthropométrie" ; Colonne "1ère galerie" : au n° 19 "Vestiaire personnel" et aux n° 27 et 28 "Extrait" et "Atelier" ; Colonne "3e galerie" : au n° 43 "Archives correction", au n° 45 "Isolement" et aux n° 53 à 56 : "Lingerie", "Vestiaires arrivants", "Atelier ravaudage", "Réglage et finition" ; Trois colonnes partie basse : "Service général", "Punis de cellule", "Désencombrement".
État : bon
Datation : XIXe siècle - XXe siècle
Origine : maison d'arrêt et de justice de Versailles (Transfert MNP Fontainebleau, 2013-2014)
Rédaction de la notice : Elsa Besson - Tags
- prison – surveillance – surveillants pénitentiaires
