Bibliothèque / Musée Ernest Cognacq / « Ce que j’ai vu au bagne – Joseph Klems. Lieutenant d’Abd-el-Krim sous la Guerre du Riff » (w. d.)

A. Brunvic-Marbaud, « Ce que j’ai vu au bagne – Joseph Klems. Lieutenant d’Abd-el-Krim sous la Guerre du Riff »

Author(s)
Anonyme, Marbaud (A. B.), Ubaud (Albert)
Publication year
None
Editor
s.e.
Number of pages
5
Source
Collection Musée Ernest Cognacq/Fonds Albert Ubaud
Scanned by
Musée Ernest Cognacq
Observations

Ce document est issu du carton 2013.4.29 “Forçats. Extraits de dossiers”, dossier 2013.4.29.11 “Joseph Klems (Abd el Krim)”.

Document manuscrit dont la plume ne semble pas être celle d’Albert Ubaud, bien que le récit soit certainement de lui – peut-être a-t-il dicté ce passage à une personne chargée de l’écrire pour lui ? Nous relevons, de surcroît, quelques corrections dans les interlignes ou à la marge ; ces dernières, d’une encre différente, se rapprochent bien plus du style formel d’Albert Ubaud. Du reste, le texte est signé de l’un de ses pseudonymes : A. Brunvic-Marbaud. Il est également à noter qu’un astérisque sur le titre fait un renvoi à la fin du document pour compléter le nom de la pièce – tel que nous le retranscrivons en entier dans le titre.
Sur le fond, l’auteur revient sur la carrière criminelle du forçat Joseph Klems, condamné au bagne pour avoir déserté les rangs au cours de la guerre contre l’« Émir révolté » – Abd el-Kader, opposant aux forces françaises au Maroc.
Son procès ayant eu un fort retentissement, c’est en tant que condamné « vedette » qu’il accoste en Guyane ; il se voit donc interné aux Îles du Salut.
C’est un bagnard exemplaire, nous dit-on, serviable, sérieux, pénitent. Néanmoins, un beau jour, une altercation éclate avec un gardien. Klems envoie alors une lettre au Commandant supérieur le 9 octobre 1938, pour rappeler sa bonne tenue et justifier indirectement son geste. Le lendemain, accablé par la situation, il se saisit d’un révolver et se suicide, laissant pour seule note : « Je n’en peux plus… le dégoût me serre la gorge. Continuer ainsi ? Non. Je préfère la mort… Pardonnez-moi. »
La fin du récit est barrée en noir – même couleur d’encre que les écritures rectificatives –, et la dernière page semble, elle, écrite directement par Albert Ubaud ; il ajoute une seconde signature d’un autre pseudonyme : A. B. Marbaud.

2 feuilles recto verso, 1 feuille recto.

Tags
Abd el Krim – Brunvic-Marbaud (A.) – Marbaud (A. B.) – Ubaud (Albert) – bagne – forçats – suicides
Complete facsimile
Ubaud_2013-4-29_099_criminocorpus.pdf (533.5 KB)
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