Henri Danjou et François Englinger, « L’agonie du bagne – À Saint-Laurent-du-Maroni, j’ai assisté à la fouille des derniers bagnards », France Soir, 27-28 avrils 1947 (version 2)
- Author(s)
- Danjou (Henri), Englinger (François)
- Publication year
- 1947
- Publication place
- Paris
- Editor
- s.e.
- Number of pages
- 2
- Source
- Collection Musée Ernest Cognacq/Fonds Albert Ubaud
- Scanned by
- Musée Ernest Cognacq
- Observations
-
Ce document est issu du dossier 2013.4.27 “Journaux Métropole”.
Cet article, publié dans France Soir, est signé par Henri Danjou et François Englinger ; pourtant, d’après le récit, il semblerait que seul François Englinger se soit rendu au bagne. Albert Ubaud inscrit l’année de publication « 1941 » ; il semblerait qu’il s’agisse de 1947 (27-28 avril).
Dans ce premier récit qui prendra la forme d’une série de publications, Englinger revient sur ses premières impressions du bagne, à son arrivée.
Il est accompagné par le directeur de l’époque, le Capitaine Crenne. Le journaliste relate une certaine amélioration de la vie quotidienne depuis 10-20 ans, avec des tâches « moins mortelles » confiées aux forçats.
Il y est également question des cases des condamnés et des porte-clefs, qui les surveillent et rapportent les mauvais agissements aux gardiens.
De longues lignes sont consacrées à la fouille très partielle – les chapeaux ne sont pas regardés pour laisser les bagnards apporter du tabac, des lettres ou, ce que déplore Crenne, des couteaux utilisés plus tard dans des rixes parfois mortelles. Le meilleur moyen pour conserver ses biens, apprend-on, reste le « Planc », tube étanche que les condamnés « s’introduisent dans le rectum ». Une rumeur veut que des libérés conservent cette habitude et que, certain des plus riches, se font confectionner un Planc en or.
Le récit se termine par une assertion de Crenne pour qui, la manière la plus rapide et économique de vider et supprimer le bagne, serait d’enfermer tout le monde, condamnés et gardiens, dans une case ; d’y laisser de l’alcool, des armes et trois femmes. Après trois jours, selon lui, tous seraient morts et, si ce n’était pas le cas, il ne resterait qu’à incendier la case.1 feuille recto verso.
- Tags
- Crenne – Danjou (Henri) – Englinger (François) – Ubaud (Albert) – cases – planc – vie au bagne
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- « L’agonie du bagne – À Saint-Laurent-du-Maroni, j’ai assisté à la fouille des derniers bagnards » (version 2) (2.2 MB)
