Notes
| 1. | Lettre envoyée par Jean Vigne à sa famille depuis la centrale d’Eysses le 16 décembre 1943. Jean Vigne est né le 19 mars 1912 à Boisset-Gaujac, petite commune rurale du Gard proche d’Anduze. Résistant communiste dans le Gard puis en Savoie où il est envoyé pour organiser les groupes francs, il est arrêté le 20 octobre 1942. Il fait partie des douze fusillés à Eysses sur ordre de la cour martiale le 23 février 1944. |
| 2. | C’est un retour à la situation antérieure à 1911. Le rattachement au ministère de la Justice était alors intervenu à la suite d’une longue lutte menée, tout au long du XIXe siècle, par des magistrats éclairés qui y voyaient un double avantage : entamer l’hermétisme de l’institution carcérale en vue de la contrôler et individualiser la peine dont l’exécution devait revenir à des magistrats. |
| 3. | Voir Pierre Pédron, La prison sous Vichy, Paris, Éditions ouvrières, 1993. |
| 4. | Archives nationales, cote F60/1443, chemise administration pénitentiaire, rapport de l’inspecteur général au directeur de l’administration pénitentiaire, le 1er octobre 1943. |
| 5. | Anatole de Monzie, La saison des juges, Paris, Flammarion, 1943, p. 35. |
| 6. | Michelle Perrot, Les ombres de l’histoire, Crime et châtiment au XIXe siècle, Paris, Flammarion, 2001, p. 51. |
| 7. | M. Perrot (dir.), L’impossible prison. Recherches sur le système pénitentiaire, Paris, Le Seuil, 1980, p. 190. |
| 8. | Archives privées de M. Bernard Weil. |
| 9. | À l’exception cependant des condamnés de marché noir, des prévôts et travailleurs qui touchent des portions supplémentaires, ou des caïds. |
| 10. | I. Von Bueltzingsloewen, « Morts sans ordonnance. les aliénés et la famine à l’hôpital psychiatrique départemental du Vinatier », in Morts d’inanition, Famine et exclusion sous l’occupation, actes du colloque de Lyon, 20 et 21 novembre 2003, RESEA (CNRS-Université Lumière Lyon II), Presses universitaires de Rennes, novembre 2005, p. 51-63. |
| 11. | Remarquons une chronologie décalée avec l’extérieur où les pénuries se font le plus durement sentir en 1943. |
| 12. | Bulletin officiel du Ministère de la Justice, circulaire du 13 octobre 1943. |
| 13. | Terme employé pour désigner les prisonniers d’Eysses. |
| 14. | Joseph Barthélémy, Ministre de la Justice, Vichy 1941-1943, mémoires, Paris, Pygmalion, 1989, p. 278. |
| 15. | AN, 72 AJ 282, Fabien Lacombe, rapport du 27 octobre 1951 : « la détention à la maison centrale d’Eysses » |
| 16. | Le CFLN est l’organisme gouvernemental, par lequel s’est effectuée, en juin 1943, la fusion des deux autorités françaises rentrées en guerre, le Comité national français de Londres, dirigé par le général de Gaulle, et le Commandement civil et militaire d’Alger, dirigé par le général Giraud. Ainsi furent unifié l’effort de guerre français, réalisé le rétablissement de la légalité républicaine, et préparée la Libération. |
| 17. | AN Fontainebleau, dossier du directeur d’Eysses A. Lasalle, 19840465, art. 259. |
| 18. | Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) est le nom donné en 1944 à l’ensemble des groupements militaires clandestins qui s’étaient constitués dans la France occupée (Armée secrète, Organisation de résistance de l’armée, Francs-tireurs et partisans, etc.). Les FFI, placées en mars 1944 sous le commandement du général Kœnig, jouèrent un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement de juin 1944 et dans la libération du territoire français. |
| 19. | Ce socialiste entre dès 1941 dans la Résistance, comme chef d’état-major du réseau Bertaux à Toulouse. Il est condamné le 24 juillet 1942 par le tribunal de la 17e région de Toulouse à 20 ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État. |
| 20. | Archives de l’amicale d’Eysses, message clandestin de Mistral à Denis, le 19 mai 1944. Ces renseignements transmis clandestinement par le Comité directeur des emprisonnés à la Résistance extérieure sont fiables dans la mesure où il s’agit d’élaborer un plan réaliste (ils ne manquent pas, par ailleurs, d’insister sur les faiblesses de leur organisation). |
| 21. | Plusieurs chapitres d’instruction militaire, schémas d’armes automatiques figurent dans les divers carnets et livres des détenus |
| 22. | Archives de l’amicale d’Eysses, message clandestin de Mistral à Denis, 30 avril 1944. |
| 23. | AN, 72AJ282, A.5.I, rapport de M. Poulet. |
| 24. | Prévenu à temps il peut y échapper et reste caché par la Résistance jusqu’à la Libération, alors que sa tête est mise à prix par la Milice. |
| 25. | Entretiens avec Serge Ravanel, dont tous les témoignages écrits reprennent la même version, notamment son dernier livre, L’esprit de Résistance, Paris, Le Seuil, 2000 (1995), p. 197-200. |
| 26. | Détenu évadé d’Eysses le 24 décembre 1943, chargé de la liaison avec l’extérieur pour la mise en œuvre du plan d‘évasion. |
| 27. | Étant connu par tout le personnel comme délégué des détenus reconnu par l’ancien directeur, son rôle de responsable n’était un secret pour personne. |
| 28. | Rapport du commissaire de police de sûreté Llaoury Charles au Commissaire principal chef de la 8e brigade régionale de police de Toulouse, le 22 avril 1944. Transmis par M. Delarue. |
| 29. | Archives départementales de Lot-et-Garonne, cote 1738W40, dossier Schivo n°655 déposition de M. Llaoury |
| 30. | Inculpé notamment pour la livraison des politiques aux Nazis, il est condamné à mort le 20 juin 1946 par la Cour de justice de la Seine. |
| 31. | Bulletin de l’amicale d’Eysses, n°115, octobre 1974, témoignage de Georges Charpak. |
| 32. | Edmond Michelet, Rue de la liberté, Dachau, 1943-1945, Paris, Éditions du Seuil, 1955. |
| 33. | Archives du Ministère de la guerre, Dossiers d’homologation FFI Lot et Garonne, centrale d’Eysses, cote 13 P 113. |
