Aux débuts de la Troisième République, le développement des travaux statistiques en matière judiciaire permet de porter un nouveau regard sur la délinquance et la criminalité. Des études publiées au cours des années 1870 soulignent l’importance du nombre d’individus qui ont été arrêtés et condamnés plusieurs fois par les pouvoirs publics : ceux que l’on désigne régulièrement par l’expression « chevaux de retour ».
Ce phénomène alimente alors nombre de débats parmi les spécialistes des questions criminelles et carcérales. La presse s’en empare aussi et présente régulièrement les délinquants récidivistes comme un péril, une véritable « plaie sociale ».
