Ce projet est le fruit d’une école doctorale qui s’est tenue en juin 2026, en collaboration entre l’Université catholique de Louvain, l’Université de Liège et l’Université du Québec à Montréal. Il est né de l’association de deux projets de recherche, respectivement portés sur les origines médiévales de la notion de crime de guerre et sur le déploiement de la justice militaire du XIVe au XXe siècle. Les jeunes scientifiques ont construit cette exposition virtuelle comme une rencontre entre leurs propres recherches et le partage au public d’un thème encore méconnu, quoique largement fantasmé par la culture populaire.
Le droit de la guerre encadre les conflits armés et définit les actes considérés comme des crimes en temps de guerre. Aujourd'hui, il est souvent associé à la protection des populations civiles contre les violences des combattants. Pourtant, cette conception est le fruit d'une longue évolution. Selon les époques et les sociétés, les relations entre combattants et non-combattants ont pris des formes très diverses.
La guerre transforme aussi les territoires. Un village, une maison ou un lieu de culte peuvent devenir des refuges, mais aussi des espaces de violence. L'occupation et l'usage d'un territoire influencent directement les dangers auxquels les populations sont confrontées. Avec le renforcement des pouvoirs politiques, certains lieux ont progressivement bénéficié d'une protection particulière.
Cette évolution accompagne l'affirmation des États, qui revendiquent le monopole de la violence légitime tout en assumant la responsabilité de protéger leurs habitants. Le respect du droit de la guerre devient ainsi un enjeu majeur des relations entre le pouvoir, les armées et les civils.
Enfin, la guerre ne s'achève pas avec le dernier coup porté : la sortie de guerre est aussi une période de reconstruction, de légitimisation de la souveraineté de l’État, de justice et de retour à la paix.
Cette exposition invite à explorer ces multiples dimensions des conflits et leurs effets sur les sociétés.
Auteur.ice.s :
• Bentéboula Maurena, Université de Lille
• Chinaud-Robert Effie, École pratique des Hautes Études-PSL, Université du Québec à Montréal
• Dubs Marcel, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg
• Dufresne-Taillon Esteban, Université du Québec à Montréal
• Fouquet Julien, Conseil scientifique de la Recherche historique de la Défense
• Mazy Vincent, Université catholique de Louvain
• Rahier Alain, Université catholique de Louvain, Lettres Sorbonne Université
• Renard Maxime, Université catholique de Louvain
• Richelle Sophie, Université de Liège
• Sergent F., École pratique des Hautes Études
• Stennier Perrine, Université de Liège, coordinatrice de l’exposition
• Tlili-Bourgeois Guillaume, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
• Vermeersch Romain, Université catholique de Louvain
• Wouters Théo, Université catholique de Louvain
