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L'enfer du bagne

Année de publication
None
Lieu de publication
s.l.
Éditeur
s.e.
Nombre de pages
11
Source
Collection Franck Sénateur
Observations

« L’enfer du bagne » est un poème rédigé par le forçat Paul Roussenq entre 1913 et 1927 durant sa période d’incarcération au bagne colonial de Guyane. Marqué par des lectures anarchistes, Roussenq quitte le domicile familial à 16 ans. Condamné à trois reprises pour des délits mineurs, il est à nouveau condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement en 1903. A l’issue de sa peine, il est incorporé dans un bataillon d’infanterie légère d’Afrique (les fameux « Bat’d’Af’ » ou « Joyeux »). Ne se pliant pas à la discipline militaire, il est puni d’une peine de cachot et incendie sa cellule. Conséquence : il est condamné en 1908 à vingt ans de travaux forcés au bagne de Guyane. Dès son arrivée, Roussenq est incarcéré au pénitencier des Îles du Salut, sur l’île Royale qui est réservée aux bagnards les plus dangereux. Engageant un bras de fer avec l’administration pénitentiaire, il multiplie les provocations ce qui lui vaut en sanction disciplinaire cumulée près de 4 192 jours de cachot. Suite à sa rencontre avec le journaliste Albert Londres dans le cadre du reportage qu’il mène au bagne de Guyane en 1923 et à une campagne de sensibilisation organisée, notamment, par le journal Détective et le Secours Rouge International, il est gracié et quitte la Guyane en 1933. L’année suivante, il publie ses mémoires (Vingt-cinq ans de bagne, rééditées par La Manufacture de Livres sous la direction de Franck Sénateur en 2015) et se suicide en 1949.

 

Mots-clés
Sénateur (Franck) bagne