Henri Danjou et François Englinger, « Le 1er reportage sur l’agonie du bagne. Jasensky [sic], dénonciateur de Miss Edith Cavell, vit à moitié libre et se plaint », France Soir, 23 avril 1947
- Auteur(s)
- Danjou (Henri), Englinger (François), Ubaud (Albert)
- Année de publication
- 1947
- Lieu de publication
- Paris
- Éditeur
- France Soir
- Nombre de pages
- 4
- Source
- Collection Musée Ernest Cognacq/Fonds Albert Ubaud
- Numérisé par
- Musée Ernest Cognacq
- Observations
-
Ce document est issu du carton 2013.4.29 “Forçats. Extraits de dossiers”, dossier 2013.4.29.10 “Alexandre Jacob et Jasiensky”.
Cette coupure de presse provient d’un ensemble d’articles formant un grand format publié par France Soir à partir de la première moitié de l’année 1947. D’autres textes de Henri Danjou et François Englinger sont présentés ailleurs – voir le dossier 2013.4.27. Par ailleurs, si les deux journalistes contribuent, il semblerait que seul François Englinger se soit rendu en Guyane. Notons que le découpage réalisé est particulier : les deux dernières pages sont extraites des deux premières – voir l’article original dont le lien est précisé ci-après.
Cet article revient brièvement sur le cas de Jasiensky, orthographié « Jasenski », mais corrigé par Albert Ubaud. Il s’agit du dernier prisonnier politique du bagne, condamné pour avoir dénoncé Edith Cavell. Le narrateur, François Englinger, et son interlocuteur, le directeur par intérim de l’administration pénitentiaire, le commandant Crennes, s’interrogent sur l’opportunité de fusiller ce « traitre » plutôt que de le garder en vie au bagne.
La suite est consacrée au récit de la période trouble du bagne sous le commandement de Camus qui faisait travailler inlassablement les condamnés sous le soleil, à couper un stère de bois par jour sous peine de subir « le régime hydrique » (ration composée uniquement d’eau). Ils font mention que c’est Camus qui a commencé à dépeupler le bagne de Guyane, à la suite de toutes les morts entraînées par son style d’administration.
Puis, l’article évoque le cas des criminels incorrigibles, désignés familièrement les « incos », ceux qui se retrouvent dans les cachots condamnés à la réclusion pour plusieurs jours. L’un d’eux, dont le nom reste inconnu, est au bagne depuis plus de 30 ans ; il est recouvert de la tête aux pieds de tatouages.Permalien vers l’article original : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k47464655/f2.item.
1 feuille recto verso.
- Mots-clés
- Danjou (Henri) – Englinger (François) – Ubaud (Albert) – bagne – crimes politiques – incorrigibles – presse
- Facsimilé complet
- Henri Danjou et François Englinger, « Le 1er reportage sur l’agonie du bagne. Jasensky [sic], dénonciateur de Miss Edith Cavell, vit à moitié libre et se plaint », France Soir, 23 avril 1947 (15,3 Mio)
