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Les relégués internés au pénitencier de Saint-Jean-du-Maroni

Jean-Lucien Sanchez

Gardebois
Portrait du relégué Marius Gardebois (coll. F. Sénateur) Accès à la base de données sur les relégués internés au pénitencier de Saint-Jean-du-Maroni

Ce recensement des relégués internés au pénitencier de Saint-Jean-du-Maroni en Guyane française repose sur le dépouillement des registres d’écrou de la relégation conservés aux Archives nationales d’outre-mer. Ces registres indiquent les entrées de tous les relégués enregistrés à leur arrivée à Saint-Jean-du-Maroni. Ces registres ne recensent donc pas le nombre de condamnations à la relégation prononcées par les tribunaux mais uniquement les arrivées à Saint-Jean-du-Maroni de tous les individus condamnés à la relégation. Ils prennent en compte les relégués métropolitains ou des colonies débarqués au bagne guyanais ainsi que les transportés condamnés également à la relégation et les libérés du bagne ou civils présents sur le territoire guyanais condamnés à la relégation. Pour les hommes, ces registres sont constitués de deux séries :

- La première, cotée H 2314 à H 2367, comprend 10 800 individus enregistrés de 1887 à 1911.   

- La seconde, cotée H 3290 à H 3358, comprend 6 572 individus enregistrés de 1911 à 1949[1]. En tout, 17 375 relégués y sont répertoriés jusqu’en 1949. Mais tous les registres n’ont pu être consultés car certains sont hors d’usage. Ainsi, à chaque registre hors d’usage, environ 200 relégués échappent au recensement (les registres sont en effet constitués de 200 matricules jusqu’en 1911, moins à partir de cette date et jusqu’en 1949, soit une moyenne de près de 143 relégués par volume sur près de 121 volumes). Ce tableau porte donc sur le recensement de près de 15 015 relégués : 2 360 (soit 14 % du total) ne sont pas comptabilisés du fait des absences de renseignements du registre et de l’état hors d’usage de certains volumes.

Pour les femmes, ces registres sont constitués d’une série (H 2385 à H 2386) et comprennent 519 femmes enregistrées de 1886 à 1905 [2].

Pour chaque personne condamnée ont été relevés les dix champs suivants : année de naissance, âge au moment de la condamnation, département de naissance, département de résidence, année de condamnation à la relégation, juridiction de condamnation, ressort de la juridiction, dernière peine emportant la relégation, durée de la dernière peine et motifs de la dernière peine.

Liste des abréviations :

0 : non renseigné.

P : prison.

R : réclusion.

TF : travaux forcés.

ACCES AUX DONNEES


[1]      S. Clair, O. Krakovitch, J. Préteux, Etablissements pénitentiaires coloniaux, 1792-1952, Série Colonies H, Répertoire numérique, Paris, Archives Nationales, 1990, pp. 74-75 et p. 85.

[2]      S. Clair, O. Krakovitch, J. Préteux, Établissements pénitentiaires coloniaux, 1792-1952, Série Colonies H, Répertoire numérique, Paris, Archives Nationales, 1990, p. 76.