Bibliothèque / Canards et complaintes. Collection J.-F. « Maxou » Heintzen / Gaston Guyot (1926)

Gaston Guyot

Année de publication
1926
Lieu de publication
Paris
Éditeur
J. Ferrand
Nombre de pages
4
Source
Collection privée J.-F. Maxou Heintzen
Observations

Canard, Paris, J. Ferrand, 1926, avec titre, illustrations non signées, publicités, chansons. 4 p., 180 × 260.
Recueil de l’éditeur J. Ferrrand consacré à une seule affaire, celle dite de « l’étrangleur millionnaire », Gaston Guyot, qui assassine son amie Marie-Louise Beulagnet, dite « Malou », en août 1926. Ici le canard renonce à son rôle de média, et l’annonce en couverture : « Ces chansons sont faites d’après les récits des différents journaux, reproduits et commentés sous toutes réserves ». Le canard, ironie de l’histoire, renvoie donc sur la presse la responsabilité des éventuelles contre-vérités qu’il pourrait contenir.
Léon Bonnenfant, plume attitrée de la maison J. Ferrand, utilise pour les trois chansons un vieil air de caf’conc’ [Le pendu de Saint-Germain, Maurice Mac-Nab, 1891], et deux mélodies à la mode [Dolorosa, Bénech & Dumont, 1925 et Mon Paris, Lucien Boyer, Jean Boyer & Vincent Scotto, 1925]. Le meurtrier et sa victime sont nommés dans les couplets, qui abandonnent le phrasé lent et plaintif de la complainte à l’ancienne, pour utiliser des rythmes plus syncopés, one-step et fox-trot. Pour demeurer populaire, le genre criminel doit adopter la mode du moment, tant musicales que dans l’écriture, en réduisant le nombre de couplets.

Mots-clés
Guyot (Gaston) Beuleugnat (Marie-Louise) Malou complaintes criminelles canards criminels
Facsimilé complet
Gaston Guyot (1926) (340,7 Kio)
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