Sylvia Risser, « La vie tourmentée du Docteur Bougrat. Un cadavre dans le placard », La Presse, no 211, 27 novembre-9 décembre 1949 [article de presse]
- Auteur(s)
- Risser (Sylvia), Ubaud (Albert)
- Année de publication
- None
- Lieu de publication
- 1949
- Éditeur
- La Presse
- Nombre de pages
- 2
- Source
- Collection Musée Ernest Cognacq/Fonds Albert Ubaud
- Numérisé par
- Musée Ernest Cognacq
- Observations
-
Ce document est issu du carton 2013.4.29 “Forçats. Extraits de dossiers”, dossier 2013.4.29.6 “Bouvret, Bougrat”.
À l’occasion du procès ouvert à l’ouverture de Bougrat pour que soit examinée son innocence à l’égard des faits qui l’ont envoyé au bagne, la journaliste souhaite relater le premier procès. La vie de Bougrat est racontée dans les grandes lignes : de brillantes études, une certaine renommée médicale, ses exploits de guerre, sa ruine morale à la suite de son installation à Marseille en fréquentant de mauvaises personnes, ses problèmes d’argent.
Néanmoins, le récit de la culpabilité est ici tempéré par le récit des expertises scientifiques commandées devant la Cour d’assises.
Bougrat avance que la mort de son ancien camarade de front, Rumèbe, est un accident. L’accusation, elle, sert un récit démontrant la préméditation d’une part, l’usage d’un poison pour achever la victime et s’emparer de son argent d’autre part.
Or, lors de la première audience, deux professeurs de médecine ont pu affirmer que la dépouille ne démontrait aucun signe d’empoisonnement, remettant en cause la théorie de l’accusation. Pour autant, Bougrat sera condamné ; la journaliste précisant que le reste des faits était peut-être suffisant pour emporter la conviction : un médecin ruiné avec un cadavre dissimulé dans son cabinet.1 feuille recto verso.
- Mots-clés
- Assises – Bougrat (Kervrean) – Presse – Ubaud (Albert) – bagne – expertises – médecine
- Facsimilé complet
- Ubaud_2013.4.29_059_criminocorpus.pdf (13,3 Mio)
