Bastide conduisant le corps de M. Fualdès à l’Aveyron, lithographie sur papier vélin, 28,9 x 19,5 cm, Paris, 1817
Source : Collection particulière
Le corps est « placé sur deux barres, enveloppé dans un drap et dans une couverture de laine, lié comme une balle de cuir ». Après le forfait, tel un cortège funèbre traversant la ville endormie, Fualdès est « porté vers les dix heures du soir dans la rivière d’Aveyron, par quatre individus, précédés d’un homme à haute taille, armé d’un fusil ».
La scène de l’assassinat est le fruit de l’imagination des enfants Bancal, successivement enrichie au fur et à mesure des dépositions… jusqu’à l’ignominie. Le nombre des participants augmentera aussi au fil des différentes procédures. La petite cuisine encombrée de meubles accueillera jusqu’à 17 personnes, ajoutant ainsi à l’horreur l’invraisemblable d’un spectacle offert à des témoins qui n’avaient rien à faire dans ce lieu.