Bibliothèque / Prisons. Objets et documents / Machine à tresser (détention) (s. d.)

Machine à tresser (détention)

Auteur(s)
Anonyme
Année de publication
None
Lieu de publication
s.l.
Éditeur
s.e.
Nombre de pages
1
Source
ENAP/CRHCP
Cote
N° 15.138
Numérisé par
Elsa Besson
Observations

Cette imposante machine servant à tresser la corde a été en activité pour la fabrication de semelles d'espadrilles, à la maison centrale de Nîmes, pendant plus de 80 ans. Elle incarne à elle seule l'intensité du travail pénitentiaire, tel qu'il est organisé dans les prisons pour les longues peines. La machine est alimentée par des bobines de fils de jute se trouvant au niveau inférieur ; elles alimentent à leur tour les bobines situées dans la partie centrale, dont les fils sont tressés par la machine. La tresse finalement formée s'enroule dans la partie supérieure et peut ensuite être enroulée afin de constituer la semelle de l'espadrille. En 1894, ce sont 640 détenus qui travaillent dans les différents ateliers de la maison centrale de Nîmes, sur une population totale de 750 détenus : seuls les "infirmes, vieillards, inoccupés et punis" en sont dispensés.

Matériaux : bois et métal
Dimensions : hauteur : 217 cm ; longueur : 56,5 cm ; largeur : 59,5 cm
Précisions des inscriptions sur des étiquettes en papier : " PROV : M-C NIMES Machine à tresser 88-13-389 (au crayon à papier) ; "Points noués mains" (dactylographié)
État : bon
Transfert MNP Fontainebleau, 2013-2014
Datation : Fin du XIXe siècle
Rédaction de la notice : Elsa Besson

Mots-clés
Nîmes maison centrale de Nîmes maisons centrales travail pénal
/ 1