Porte de cellule du bagne de Brest
- Auteur(s)
- Anonyme
- Année de publication
- None
- Lieu de publication
- Brest
- Éditeur
- s.e.
- Nombre de pages
- 7
- Source
- ENAP/CRHCP
- Cote
- N° 15.033
- Numérisé par
- ENAP / CRHCP
- Observations
-
Peu haute mais très large, cette porte en bois, percée en son centre d'une grille en métal a toute sa surface scandée de clous en fer forgé. Une serrure et un énorme loquet en métal permettent sa fermeture par l'extérieur et on voit l'emplacement d'un volet qui devait clore l'ouverture grillagée centrale (photographie en bas à droite). La porte du bagne de Brest est à elle seule emblématique, par sa massivité, d'une histoire des bagnes métropolitains : en effet, l’ordonnance du 27 septembre 1748 réunit le corps des galères à la Marine et les galériens sont répartis entre les ports de Toulon, de Rochefort et de Brest. Les premiers forçats arrivent à Brest au mois de mai 1749. Entre 1749 et 1858, près de 60 000 condamnés purgent leur peine au bagne de Brest. Le bagne de Brest ferme ses portes en 1858 à la suite du transfert des bagnes métropolitains vers l’outre-mer en 1858. C'est dans ce laps de temps que les graffitis ont sans doute été réalisé : on discerne une ancre, deux bateaux et quelques noms, difficilement lisibles pour certains. Un cadenas et sa clef, fermant la porte du couloir des cellules des condamnés à mort du bagne de Brest, sont conservés au musée national de la marine à Brest.
Matériaux : bois, fer forgé et métal
Dimensions : hauteur : 175,7 cm ; largeur : 119,5 cm ; épaisseur : 8 cm
Précisions des inscriptions : nombreux graffitis, dessins et inscriptions
État : moyen : usure
Provenance : bagne de Brest (Transfert MNP Fontainebleau, 2013-2014).
Datation : XVIIe siècle - XVIIIe siècle
Rédaction de la notice : Elsa Besson - Mots-clés
- Brest – architecture – bagne – prison
- Facsimilé complet
- Porte de cellule du bagne de Brest (19,5 Mio)
