Chauffoir de prison
- Auteur(s)
- Anonyme
- Année de publication
- None
- Lieu de publication
- s.l.
- Éditeur
- s.e.
- Nombre de pages
- 1
- Source
- ENAP/CRHCP
- Cote
- N° 15.111
- Numérisé par
- ENAP / CRHCP
- Observations
-
Ce poêle, appelé également chauffoir, a donné son nom aux pièces uniquement chauffées dans les prisons du XIXe siècle, où l'enfermement cellulaire n'était pas imposé : en effet, avant l'installation du chauffage dans chaque cellule, des salles dédiées au chauffage pour passer les jours les plus rudes de l'hiver sont prévues, parfois associées à la fonction de réfectoire ou d'atelier de travail. La première prison française où l'expérimentation du chauffage dans chaque cellule est celle de Mazas à Paris, grâce un réseau de tuyaux où circule de l'eau chaude.
Ici, ce chauffoir en fonte, décoré et légèrement surélevé sur quatre pieds, était peut-être utilisé dans une maison centrale, où l'enfermement individuel n'était pas la règle ou, au regard de sa qualité, dans les locaux administratifs d'une prison ou dans le logement d'un directeur. On note la présence de trois ouvertures sur la partie avant du poêle : en partie basse, une trappe sert à évacuer les cendres, au centre, l'ouverture avec une manivelle sert à faire tomber le charbon brûlé dans le cendrier et en partie haute, l'ouverture sert à charger le combustible.Matériau : Fonte
Dimensions : hauteur : 119 cm ; longueur : 46 cm ; largeur : 52 cm
État : moyen, encrassement
Provenance : transfert MNP Fontainebleau (2013-2014).
Datation : XIXe siècle - XXe siècle
Numérisé par : Elsa Besson - Mots-clés
- architecture – détention – prison
