A.B. Marbaud, « Choses du Bagne – “Frère André” »
- Auteur(s)
- Marbaud (A. B.), Ubaud (Albert)
- Année de publication
- None
- Lieu de publication
- s.l.
- Éditeur
- s.e.
- Nombre de pages
- 3
- Source
- Collection Musée Ernest Cognacq/Fonds Albert Ubaud
- Numérisé par
- Musée Ernest Cognacq
- Observations
-
Ce document est issu du carton 2013.4.29 “Forçats. Extraits de dossiers”, dossier 2013.4.29.1
« Frère André, Amor Ben Mohamed matricule 47820 ». Texte dactylographié de la main d’Albert Ubaud, signé sous l’un de ses pseudonymes, ici A.B. Marbaud.
Il relate sa première rencontre avec l’ancien détenu dit « Frère André », croisé dans une rue. Un jour, en discutant avec d’autres fonctionnaires, il aperçoit Frère André et les interroge sur son cas.
Nous y apprenons que cet ancien forçat était véritablement dans les ordres, mais avait été expulsé en raison de son attrait pour le les jolies choses et la luxure. Il fut condamné pour le meurtre de sa maîtresse dans la perspective de lui dérober ses biens.
Jamais la religion ne le quitta, c’est pourquoi ses codétenus le nommèrent « Frère André ». À la suite de sa libération, il commença à arpenter les rues récitant des « Ave Maria », vivant chichement grâce à un abri concédé par la paroisse et participant aux messes en se frappant pour demander pardon.
Au cours de cette conversation, la question de son expiation revient quelques fois, et la fin du texte laisse paraître que Frère André aurait terminé d’expier ses fautes.1 feuille recto verso, 1 feuille recto.
- Mots-clés
- Frère André – Marbaud (A.B.) – Ubaud (Albert) – forçat – Église
- Facsimilé complet
- Ubaud_2013.4.29_004_criminocorpus.pdf (6,3 Mio)
