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Paul Dellapina, le "gentleman cambrioleur" ?

Source : collection Jean-Claude Vimont

Arrestation de Paul Dellapina. Extrait d’une couverture de l’hebdomadaire Détective, 20 février 1950

Source : collection Jean-Claude Vimont

Extrait d’un article de Détective du 1er décembre 1952. Paul Dellapina comparaissait devant la cour d’assises de la Seine pour quatorze cambriolages à main armée. L’hebdomadaire précisait que Dellapina avait déjà été condamné à dix reprises et que la tâche de maître Torrès, ténor du barreau parisien et de son collaborateur Robert Badinter, allait être difficile pour lui éviter la relégation. Un résumé « infidèle » de la plaidoirie du grand avocat était reproduite : « Qu’est-ce que la société a fait pour lui ? Il est venu au monde avant terme, sa mère étant morte, enceinte de huit mois, d’un coup de pied dans le ventre. Son père : un ivrogne. Très jeune, il fait ses coups. On le rattrape pour le jeter à Eysses, le bagne d’enfants. Vous ignorez Eysses ? Tant mieux pour vous ! Eysses, c’est le chemin qui mène irrévocablement ici. Et maintenant vous réclamez un châtiment sans pitié. Je ne suis pas pour cette justice-là. Je ne suis pas pour les exécutions sommaires. (…) Ecartez ainsi la relégation qui disparaîtra bientôt du code pénal parce qu’elle supprime même le principe du redressement. » Paul dellapina fut condamné à vingt années de travaux forcés et à la relégation.

Source : collection Jean-Claude Vimont

Paul Dellapina  devant les jurés des Bouches-du-Rhône en 1954. Photographie publiée dans Détective, 31 mai 1954.

Source : collection Jean-Claude Vimont

Paul Dellapina venait d’être condamné pour la seconde fois à 20 années de travaux forcés et à la relégation par les jurés des Bouches-du-Rhône. Photographie publiée dans Détective, 31 mai 1954.

Source : collection Jean-Claude Vimont

Paul Dellapina  devant les jurés des Bouches-du-Rhône en 1954. Photographie publiée dans Détective, 31 mai 1954.