Un entretien a minima pendant l'entre-deux-guerres. La prison de la Santé, 1913.
Source : Agence Rol, Gallica.
Après ces années d’immédiat après-guerre, s’ouvre, dans les années 1920 et jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, une période marquée par une grande rigueur budgétaire dans le contexte de reconstruction et de redressement du pays après le conflit, puis de la crise de 1929. La volonté de réduire les coûts est particulièrement sensible lors de la préparation du budget pour 1926. En 1926, le gouvernement Poincaré en profite pour fermer 226 établissements, en particulier les petites prisons d’arrondissements qui n’accueillent souvent que quelques prisonniers, mais également des prisons plus importantes dont la désaffectation pour cause de vétusté était souhaitée parfois depuis des décennies mais systématiquement repoussée. Ainsi déclasse-t-on à Paris Saint-Lazare (juillet 1932) puis la Conciergerie (avril 1934), ce qui vient encore renforcer la centralité de la Santé au sein du parc pénitentiaire de la Seine, puisqu’avec la disparition de cette dernière, elle prend le statut de maison d’arrêt et de justice et demeure la dernière et unique prison du Paris intra-muros à accueillir les hommes tandis que les femmes sont transférées à la Petite Roquette.